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Placements de long terme : ce que l’illiquidité achète

« Bloqué » est une caractéristique du contrat, à condition que vous la compreniez avant de signer.
Trois familles de placements reviennent souvent dans les patrimoines constitués, et toutes les trois partagent une caractéristique que vous comprenez rarement au moment de la signature : elles ne se revendent pas rapidement.
Les SCPI : une revente qui dépend du marché immobilier
Les parts de SCPI ne sont pas cotées en bourse. Leur revente dépend directement de l’état du marché immobilier sous-jacent, et les délais s’allongent nettement en période de crise. C’est la conséquence directe de ce qu’il détient réellement : des immeubles.
Le private equity : dix ans, en moyenne
Le capital investi en private equity (via un FCPR ou un support équivalent) est engagé pour une durée moyenne de l’ordre de dix ans. Cette illiquidité est structurelle : elle correspond au temps nécessaire pour transformer une entreprise et en développer la valeur, pas à une contrainte artificielle du contrat.
Les produits structurés : un risque différent
Les produits structurés ne posent pas le même problème de liquidité, mais un autre risque à ne pas minimiser : en l’absence de remboursement anticipé, ils portent un risque de perte en capital, partielle voire totale selon l’évolution de l’indice sous-jacent. La complexité du mécanisme ne doit jamais masquer ce risque de fond.
Une situation proche de la vôtre ?
Demander à être recontactéCe que ça implique pour votre allocation
Aucun de ces trois supports ne convient à une somme dont vous pourriez avoir besoin à court terme. La bonne question n’est pas « ce placement est-il bon », mais « cette part de mon patrimoine peut-elle rester engagée sans me gêner ». C’est le même principe que celui détaillé dans notre page sur le private equity et l’immobilier non coté : ces supports s’adressent à une partie précise du patrimoine, jamais à sa totalité.
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